- créneau
- Longues journées d'été et départ tôt : il faut être entré et sorti avant que le vent de l'après-midi ne se lève, car la retraite est lente. Le permis basque, avec assurance accidents et responsabilité civile, n'est pas optionnel ici, et la nuit est interdite dans toute l'Espagne.
- marée
- À basse mer, les vires du pied de la falaise apparaissent et tu as par où sortir ; à pleine mer de vives-eaux, avec 4,2-4,5 m de marnage, la paroi tombe droit dans l'eau et sur bien des tronçons il n'y a nulle part où remonter. Consulte l'annuaire avant de choisir où et à quelle heure tu entres.
- abri
- Toute la paroi de Jaizkibel regarde au nord et encaisse le secteur 300-40° sans rien devant ; par 320° ça casse contre la falaise et il ne reste aucune sortie. Seules les petites anses du pied offrent un peu d'ombre, et uniquement par vent de terre faible de sud ou de sud-ouest.
- conditions
- Le fond est de grès et de blocs, sans sable à soulever : par mer plate on voit très loin, et c'est bien pour ça qu'il a la réputation qu'il a chez les gens d'ici. Avec la moindre houle, le ressac court le long de la paroi, tout se remplit d'écume et l'endroit cesse d'être agréable.
- danger
- C'est une côte vraiment isolée : pas de réseau fiable, personne, aucun secours à proximité, et sur plusieurs tronçons il n'y a tout simplement pas de sortie si tu fatigues. La galerne te surprend contre la paroi et ne pardonne pas. Vas-y accompagné, avec une bouée bien visible et jamais à plus de 25 m d'elle.
- accès
- On descend depuis la route de crête de Jaizkibel par des sentes de chasse, raides et pleines de pierre instable ; la descente est longue et la remontée pire encore. Entre par une des anses du pied et mémorise le point de sortie exact ; avec de la houle, n'essaie même pas.
Côte de Jaizkibel à l'ouest ; fonds rocheux légendaires, très exposés, pour initiés.
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